Rachid Bathoum

Portrait de Rachid Bathoum

Rachid Bathoum est un socio-économiste belge, né à Inezgane, au sud du Maroc. Il est d’origine amazighe et issu d’une famille marquée par l’histoire coloniale : son père, ancien combattant dans l’armée française pendant la Seconde Guerre mondiale, faisait partie de ces « indigènes de la République » envoyés au front pour défendre la France, l’Europe et les droits humains.

Après un passage à Paris, il s’installe à Bruxelles. Dans les quartiers populaires, il développe des interventions mêlant recherche, écriture, formation et engagement de terrain. Il est diplômé de l’Université de Mons, de l’Université libre de Bruxelles (ULB) et de l’Université Paris-Dauphine.

Tout au long de son parcours, Rachid Bathoum s’investit dans des projets liant action sociale, critique institutionnelle et analyse politique, en particulier autour des discriminations structurelles — et plus spécifiquement ethno-raciales. Il travaille également à la reconnaissance des droits des personnes exilé·es, qu’il considère comme un enjeu fondamental de justice sociale.

Il a mené ces travaux dans divers contextes institutionnels et associatifs, notamment à Bruxelles, en Wallonie, à Saint-Denis et dans le Limousin.

Travaux et recherches

Ses recherches portent sur les mécanismes structurels du racisme et leurs impacts concrets sur les populations racisées, notamment en termes de santé mentale, d’accès aux soins, de traitement policier et de scolarisation. Il croise une approche socio-économique avec les épistémologies critiques du Sud, et développe une lecture politique des discriminations dans les institutions.

Rachid Bathoum publie également des analyses sur les politiques locales et les rapports de pouvoir dans les dynamiques migratoires. Il a participé à la publication de plusieurs articles dans des ouvrages collectifs consacrés aux questions de racisme, de santé publique et de justice sociale.

Publications

Accès à ses travaux

Activités publiques

Il participe à des initiatives de recherche-action et à des interventions concrètes dans les quartiers populaires, en lien avec la lutte contre les discriminations, l’analyse des rapports de pouvoir et la défense des droits des populations minorisées. Il intervient également dans le cadre de formations, de conférences et d’espaces de réflexion collective sur le racisme institutionnel.